Il pleut, il pleut bergère..... Encore une journée de xyz#¥. On fait les bagages et profitons du moment pour visiter quelques boutiques. L'artisanat des hmongs est délicat et propose des articles colorés. On trouve aussi de belles soieries.
Nous passons au guichet automatique et notre amis Isabelle l'avait bien annoncé, nous sommes limités à environ $100 par retrait. La banque vienamienne prend 3% de plus et il y a les frais de notre carte au Canada + le taux de change. Les frais sont très élevés. Nous en déduisons que la Visa est la meilleure solution, même si plusieurs commerces ajoutent 3% à la facture. Évidemment les restos ne prennent pas la carte. On doit donc payer en dongs. 2,000,000 de dongs = environ $100. Cad. Pas évident à suivre, car les prix sont tous affichés en US.
Les dongs, l'argent us et le dollard cad. La tête me tourne.
Vers 11.30 , miracle, la pluie s'arrête. Nous prenons la décision spontanée de visiter un village des hmongs noirs, une marche de 6 km en montagne tout près. C'est notre dernière chance de voir le "pays" de près.
Le village est situé à 2 km de Sapa et pour l'atteindre, il faut descendre au fond de la vallée. Bien que très touristique à cause de sa proximité avec Sapa, cette tournée rapide donne une bonne idée du mode de vie de ce peuple.
Ces montagnards cultivent de tout pour survivre, mais leur spécialité, est la culture du riz par paliers. Les parcelles sont presque toutes à flanc de montagne, très étroites, et à des hauteurs vertigineuses. On imagine le dur labeur que cela implique.
Pour atteindre le village, l'on descend un chemin rocailleux très escarpé.
Malgré la bruine, les vues sont imprenables. Surtout qu'il faudra bien remonter un jour.
Maison de ferme typique du peuple hmong.
Nous arrivons enfin au fond de la vallée, après une heure de descente. Tout un spectacle nous accueille. La chute de Cat Cat, grossie par les pluies abondantes des dernier jours, nous offre une vue spectaculaire, avec le torrent tumultueux. Magnifique.
Photo de famille, encore une chute des amoureux.
Nous remontons peu a peu vers le sommet et croisons plusieurs familles sympatiques.
Un dépanneur du village propose des mets raffinés que Carmen n'a pas voulu goûter. Moi non plus.
Un instrument ancien, un mortier à riz. L'eau tombe par un tuyau dans la cuvette qui bascule lorsque pleine et le pilon retombe dans le bol qui retient le riz. Ça marche et avec toute cette pluie, le pilon fonctionnait rondement.
Une fois remontés sur la grand route, il se remet à pleuvoir et un taxi sauve la situation. En terminant sur cette rencontre trop brève et superficielle avec un peuple résilient, je ne peux m'empêcher de faire un parallèle avec nos amérindiens. Marginaux de par leur langue dans un pays où ils représentent à peine 2% de la population, confrontés aux modernisme, eux qui vivent depuis des siècles en montagnes reculées leur situation n'est pas facile. De plus, inutile d'insister, ils vivent dans une grande pauvreté. Ils n'ont pas l'aide importante qui est versée aux amérindiens canadiens et doivent se débrouiller pour survivre. À suivre.... sur cette image d'une hmong rouge.
Nous courrons prendre le Sapa Express à 16.00 qui nous ramène à Hanoi.
À demain.
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