lundi 23 novembre 2015

Houayxay à la frontière thailandaise.

Bonjour, lundi le 23 novembre.

Nous repartons très tôt ce matin, car la distance est importante, et il faut remonter le courant.
Quelques mots sur la marine laotienne. Notre bateau est un navire fluvial typique de la région. Son tirant d'eau est très faible et il peut naviger dans les basses eaux du mois de mars. Actuellement le niveau est moyen . Pendant la saison des pluies, l'eau monte de 5 mètres environ. Le navire est géré par le capitaine, sa femme qui fait la cuisine, et la grand-mère. Ils travaillent pour Shompoo Cruise.





Le bateau peut accoster n'importe où, car il n'y a pas de quais. On fonce sur la plage et on s'attache.


Un exemple d'ingéniosité, la roue de gouvernail est une roue de voiture Honda, qu'on a fixée au bateau. Avec le démarreur svp.


Le fleuve est difficile à certains endroits, parsemé de rochers. Le capitaine connait bien son parcours.


Après quelques heures, nous arrêtons visiter un village Khamu. Ceux-ci sont les plus anciens habitants du Laos. Une minorité importante, ils habitent surtout en montagne. Ils cultivent le riz gluant plutôt que le riz vapeur. Pratiquent l'élevage, pêchent, chassent et font de la culture maraîchère. Le village est pauvre, mais peu à peu leur situation s'améliore. Maison typique.



Nous visitons l'école primaire et comme d'habitude sommes séduits par ces beaux enfants. Le professeur porte un uniforme, c'est la coutume. Le Khamu est un dialecte. Donc on enseigne l'écriture laotienne, ce qui permettra aux enfants de pousser plus loin leurs études.







À mesure que nous approchons d'Houayxay, le fleuve s'élargit et on aperçoit des cultures intensives car la terre est plus riche et moins rocailleuse. Bananes etc.



Vers 15.00, nous arrivons à la frontière thailandaise, et le contraste est saisissant. À partir d'ici, le fleuve sert de frontière entre les deux pays.
On perçoit du côté thailandais, une certaine richesse, ce qui accentue l'image de pauvreté du côté laotien.





Dernier mot: du côté thai, on effectue d'énormes travaux de remblai, pour enrayer l'érosion du Mékong. Du côté lao, on n'a pas les moyens. Il y a beaucoup de pêche sur le fleuve. On croise des pêcheurs à tous les 200 m.
Les gens sont bien habillés, car c'est l'hiver. En fait , il fait assez frais le matin,16 degrés, mais vers 13.00, ça monte à 27/28.



Nous arrivons à Houayxay ( une ville très banale) vers 16.00 et la plupart des passagers traversent vers la Thailande. Nous, nous revenons demain avec le bateau vers Luan Prabang, avec escale à Pakbeng. Le port de Houayxay au soleil couchant.


À demain.

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